lundi 30 mars 2026

Sri Aurobindo et le Christ, réflexion pour le temps de la Pâques

Sri Aurobindo, Aquarelle ©Jérôme André Aquaryoga.blogspot 03 2026 


En ce temps de Pâques, en cette semaine sainte,
il me vient d'établir un parallèle entre la pensée
chrétienne, la place du Christ et les Védas.
Lors de la Pâques, le Christ Jésus
annonce la venue de l'esprit de vérité,
le consolateur avec lui. 
Le Christ avant le sacrifice sur la croix, annonce  :
 
 Quand sera venu le consolateur, que je vous enverrai 
de la part du Père, l'esprit de vérité, qui vient du Père, 
il rendra témoignage de moi;  Jean 15.26
et aussi 
C'est lui, l'esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir,
 parce qu'il ne le voit pas et ne le connaît pas; mais vous, 
vous le connaissez, car il demeure auprès de vous,
 et il est en vous.Jean 14.17  
 
 Par ailleurs, dans son œuvre majeure de Savitri,
l’œuvre d'une vie, Sri Aurobindo ,
 décrit l'épopée tirée du Mahabharata, 
de Savitri, qui symbolise le Verbe divin, 
incarné sous forme de la déesse de la suprême vérité,
fille du soleil.  
Sa volonté est symbolisée par son beau-père 
Dyumatsena,  roi aveugle et déchu mais vertueux,
qui vit dans la forêt avec sa famille.
Son fils Satyavan, est choisi pour époux
 par Savitri malgré une prophétie qui 
lui a annoncé sa mort un an et un jour, après 
son mariage. 
Le jour venu, Yama, le
prince des ténèbres,vient réclamer son époux.
Mais  Savitri le retient par sa grâce. 
Touché par sa grandeur d'âme, 
 il lui accorde tous les bienfaits qu'elle
 souhaite, sauf celui de sauver 
son époux de la mort. 
Savitri demande alors de multiples choses et surtout :
- que son beau-père retrouve la vue
ainsi que son royaume, 
-qu'elle ait une nombreuse
descendance. 
 Vaincu par sa promesse, Yama
doit lui rendre son époux afin que cela  
s'accomplisse.  
Elle reprendra donc son époux Satyavan au prince
 des ténèbres et de la mort, 

L'épopée de Savitri est celle de l'âme humaine,
qui par son effort vaincra la mort et
trouvera l'immoralité. 
L'âme humaine reçoit la grâce
de l'Esprit et par celui-ci, 
elle vainc le mensonge et la mort.
Le récit de la passion et la symbolique du Paraclet,
l'esprit de Vérité annoncé par Jésus-Christ 
m'apparaît similaire à
l'histoire de Savitri. 
Le Christ nous offre de recevoir sa grâce,
par le seul effort d'accueillir celle-ci. 
 Savitri doit à ses austérités nombreuses,
faites des années durant, le fait d'avoir séduit le
prince de la mort et lui avoir ôté son désir 
d'emporter son époux. 
Nous-même n'avons qu'à accueillir l'Esprit de Vérité.
Alors l'énergie de Celui qui est le Verbe fait chair
nous est accordée, et avec elle, l'immortalité,
la vie éternelle. 
 
Je crois profondément que Sri Aurobindo était 
une grande âme sainte, de l'énergie de Saint Jean,
peut-être Saint Jean lui-même,  
annonciateur de l'esprit de notre temps. 
Son épopée Savitri, long poème épique,
exprime le parachèvement,  l'accomplissement
qui vient par le Supra-mental, le divin 
dans l'humain incarné, le Paraclet,
esprit de Vérité en nous.  
 
Si nous nous ouvrons pour recevoir l'esprit,
la vérité en nous (et non le mensonge du paraître), 
alors vient à nous la manifestation de l'Esprit.
Il s'agit pour nous de nous établir dans le vrai,
l'authenticité de notre âme, et non
les mirages de ce monde matériel. 
Un travail est nécessaire sur notre âme ***. 
Dans son prologue à Savitri,  Sri Aurobindo 
indique que les personnages de l’œuvre
sont des émanations d'esprits et forces conscientes
avec lesquels nous pouvons entrer en contact concret.
Je ne saurai mieux dire que cela :
c'est notre foi,  qui nous conduit
à la vérité de l'esprit, nous rendant alors 
perméable à Sa Vérité, celle de Dieu en nous.  
Peu importe la forme (que ce soit 
par la forme hindou ou chrétienne) :
l'énergie Christ s'est manifestée
en Inde sous la forme de Krishna,
ou celle du Bouddha, et plus proche 
de nous sous celle de Jésus le Christ.
Nous pouvons faire appel à cela. 
Dans la prière et la méditation,
par le silence et la foi 
(la foi est l'intuition de la vérité
dit Sri Aurobindo), 
et par l'intermédiaire du Christ vainqueur de la mort
nous rencontrons, soyez-en certain, 
les forces divines (Le Christ lui-même, les Saints ou Sages).
Alors leur présence produit la metanoïa (transformation) :
c'est le Paraclet, l'Esprit de Vérité à l’œuvre en soi... 
 
Accueillons le Christ comme l'émanation du Suprême
en ces temps de Pâques, joignons-nous à lui
sur la croix pour dissoudre nos imperfections
et par son amour ineffable, nous établir dans 
la Vérité, celle que tout est Dieu, tout est Lui,
tout est Esprit !
 
Jérôme 
au service 
(tous droits réservés, ne pas reproduire sans cette ligne -source : J.André Blog aquaryoga.blogspot.fr, merci)
 
 

 
 
 

 

 

 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Merci pour votre commentaire !