dimanche 24 août 2008

Le combattant d'Alep Extrait 3




Deuxième croisade, Juillet 1148, en chemin vers Damas : le jeune roi Baudouin de Jérusalem s'est laissé entraîner dans une croisade improbable contre Damas...Extrait du manuscrit en cours d'écriture en ce moment...



Le jeune roi pense à sa belle cousine qu’il a laissée à la cité sainte…Laurence, qui dans la salle d’Arc était entièrement tournée vers lui lors de la messe du dimanche de Pâques…Dieu ! qu’elle était belle ! Ce regard était l’amour…l’amour pur …
« J’ai reçu de toi une vibration d’amour pur ! » lui avait-il glissé à l’oreille tandis qu’ils marchaient côte –à-côte hors de l’église du Saint Sépulcre…Oh ! que ce souvenir était bon ! Combien il avait aimé cet instant !
La prendre dans mes bras, baiser sa bouche, ses lèvres, caresser des miennes son long cou et la ressentir vibrer de bonheur tandis que je le fais. Fondre mon regard dans le sien…toucher son essence et vibrer à l’unisson avec elle.

(...)
Que se passe-il ? Baudouin est surpris…dans cette vallée qui les conduit vers la guerre, à l’instant où il sent les odeurs des saucisses qui grillent, lui vient cette idée, cette image de sa belle Laurence ? Quelle est donc cette âme qui s’échappe de ce qu’elle a à vivre pour se réfugier dans les pensées du passé…oui, ce regard merveilleux de Laurence, oui cette silhouette gracieuse et la rondeur de son sein vue dans son profil qui lui attirait le regard…qu’est cela ? Ainsi donc, il peut être à la fois dans la vallée de la guerre et avec sa belle ? Comment cela ? Le chemin est-il d’être deux, à la fois présent et passé, à la fois avec Archibald à partager ce repas et en pensée avec Laurence…Mon amour ! tu me manques…tout mon être aspire à toi !


Grand Dieu ! Que ceci est fâcheux…être divisé !
(tous droits réservés déposé SGDL)

lundi 28 juillet 2008

Petite mer, zen

Petite mer , Mor ...bihan.
Ile de Houat.
Petit paradis.
Vivre au rythme de l'île...
Pas de voiture.
Des sentiers et des plages...
Houah Houat, tu fais du bien.
Vivre l'instant
sans rien d'autre.
Cette pointe fine de l'instant zen
c'est le secret des secrets...
Thought may come, but there is no inclination to follow it.
La pensée peut venir, mais il ne doit y avoir aucune inclinaison à la suivre
S Prajnampad

A Houat...pas de pensée. Aucune. L'instant présent. La beauté partout, tout autour.
Le bruit du ressac sur les rochers, le cri d'une mouette, le souffle de l'air...et les nuages qui passent sur un ciel toujours merveilleux de couleurs.
En faisant de l'aquarelle, vraiment, je vous assure, on vit cet état de grâce d'être soumis à la pointe du pinceau, et sur le fil du rasoir de l'instant. Et c'est bon, et c'est juste. Au fond, la seule façon d'être.
" Avez-vous trouvé la voie? Moi, je l'ai trouvé, je vais vous trancher la tête " dit le fou à Tintin dans le lotus bleu, comme nous le rappelait Jacques Castermane. Quelle profondeur dans cette phrase. Coupons la tête, le mental, la pensée, et soyons dans le ressenti, dans le coeur.
Et c'est ainsi que...JE SUIS. C'est la voie zen, la voie tout court, celle de la liberté.
Total slavery is total freedom S Prajnampad.
Totalement soumis au quart de millième de seconde que je suis en train de vivre, je me sens parfaitement à l'aise, parfaitement moi-même...J'exerce à chaque instant ce que Gurdjieff appelait la vigilance. La vigilance, c'est la totale présence à ce que je vis.
Au fond, c'est faire de sa vie ...un zazen. C'est le tao, le zen, la présence...et c'est bigrement bon.
Merci la Vie. Merci l'aquarelle.

lundi 21 juillet 2008

Instructions zens pour faire la vaisselle


De retour d'une semaine zen au Centre Graf Durkheim...à Mirmande avec Jacques Castermane ...

Si vous devez faire la vaisselle, que cette activité ne vous donne aucun souci.
Même si la vaisselle est importante, la pile d’assiettes haute, les plats gras et les verres ternis, du fait de l’activité passé du repas de nombreux convives, que l’évier lui-même porte encore les traces de préparation du repas, que tout cela ne vous inspire aucun dégoût !
Soyez dans la légèreté de l’acceptation de ce qui est.
Considérez la tâche à venir comme infaisable, irréelle.

Seul compte désormais le geste de remplir les bacs et d’y ajouter le liquide vaisselle.
Il est essentiel à cet instant que vous mesuriez l’intensité de l’aisance qui naît soudain dans la perception fine qu’ont vos mains de la température d’eau qui convient.

Vous êtes soudain immergé dans l’instant, comme le verre dans l’eau est dans l’acte de se défaire de sa terne apparence.
Une assiette que l’on fait se choquer sur le bord de l’évier est le signe de l’emportement de celui qui la tient : ce n’est pas le fait d’une personne sur la Voie zen.
Appliquez-vous à manipuler chaque verre, chaque assiette, chaque couvert de façon impeccable.

Si l’acte de laver la vaisselle ne vous apparaît pas encore dans toute son importance, essayez l’aquarelle. Dans l’acte de peindre comme dans celui de (bien) faire la vaisselle, vous exercerez la soumission – soumission à la pointe du pinceau, qui est l’image parfaite de la pointe acérée de l’instant présent que vous exercez dans l’acte de faire la vaisselle.
Vos pensées sont comme un troupeau de buffles affolé par un feu de brousse que leur course folle noie bientôt dans un marécage : elles vous entraînent hors de l’espace de votre réalité… et vous n’êtes plus au monde.

Vos doigts qui caressent l’éponge, la brosse qui tournoie pour mieux évanouir les traces du repas sont l’incarnation, la réalisation même de l’ultime : ils vous enseignent à l’instant le corps sacré du réel.
Le verre est devenu simple verre : vous êtes ce que vous êtes.

L’exercice de cette extraordinaire expérience de métamorphose dans la pointe de vos doigts (ou celle du pinceau) est le caractère même de l’activité du bouddha dont bénéficient tous les êtres.
D’après Maître Dôgen
(Tous droits réservés, ne pas reproduire sans inclure cette ligne  : Source blog http://aquaryoga.blogspot.com,  J.A.E., auteur )

vendredi 27 juin 2008

Turner...encore

Je me suis mis à l'école du Maître Turner...
Une façon de progresser dans le lâcher-prise sur le mental
Soumission à la technique pure, à la couleur, à l'ombre et la lumière...
Laisser le pinceau faire ce qu'il a à faire...et ...VOIR.
Un ami m'a observé en pleine action un jour et m'a fait la remarque suivante :
" je t'ai observé en train de faire ton aquarelle, c'est curieux, quand tu peints, vraiment, ça m'a sauté au yeux...toute ta conscience semble être ...au bout du pinceau! "
Sacré compliment!
Mental t'es mort quand je peins...
Elle est pas belle la vie?

CORSE

vendredi 20 juin 2008

A la manière de...


Turner...
La Piazetta, cérémonie d'épousaille du Doge et la mer.
Je ne suis jamais allé à Venise...
Il m'a pris l'idée de faire une copie d'une aquarelle du Maître Turner...et je mets une majuscule...
car en aquarelle, William Turner est Le grand Maître...
Sur les pas du maître, le disciple est dans la totale soumission à l'art du maître. Il s'oublie.
Ainsi, il ouvre son intériorité à la grandeur du maître...et se fond dans l'unité, la beauté, la présence à l'au-delà du monde...
Ce n'est plus Venise...c'est un autre univers...même dans la copie non?
En tout cas, j'ai beaucoup aimé faire cet essai...et trois autres ont suivi sur d'autres thèmes similaires...
Au fait : je vous reparlerai bientôt d'Isis, mon amour...du nouveau ! bientôt...un beau livre-album !!!

samedi 7 juin 2008

EXPOSITION AQUARELLES DE JAP

Exposition du 5 juin au 5 juillet d'une douzaine de mes aquarelles (Lyon et quelques-unes d'Egypte) dans l'une des vitrines et le magasin d'encadrement
DALBE Beaux-Arts 92 Avenue de Saxe, Lyon 3ème
ouverture : Lundi 14H30/19H, Mardi-Vendredi-Samedi 10H-12H30/14H30-19H
Mercredi et Jeudi 10H/19H
Venez nombreux!!